Paris quadrifolia présente des feuilles et des pétales et sépales verticillés par 4 (parfois 5). Sépales lancéolés. les pétales sont subulés. Les étamines plus nombreuses.
Les feuilles sont ovales, avec des nervures primaires (mais aussi des secondaires. Oui, oui, dans les Liliales. Elle n’a l’air de rien, c’est une petite farceuse). Le fruit mime une baie (soit il s’agit d’une capsule, soit il s’agit d’une baie).

La plante se développe en colonie assez lâche, avec en principe une majorité de tiges stériles.
Impossible de ne pas la reconnaître. Impossible pour ma part de ne pas avoir plaisir à la croiser.

Origine, Taxonomie:
Plante eurasiatique. (allo?)Tetraploide (des espèces diploïdes en Chine).
Liliales>Melanthiaceae>Paris quadrifolia
STATUTS DE PROTECTIONS:
VU: vulnérable en Poitou-Charentes; critère D2
Protection régionale en Centre-Val-de-Loire (indigénat indiqué), en Limousin, en Poitou-Charentes.
Protection départementale en Dordogne.
Déterminante Znieff en Centre-Val-de-Loire, Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Landes, littoral et piémont des Pyrénées-Atlantiques
AUTO-ECOLOGIE:
Géophyte à rhizome des sous-bois herbacés sur mull (actif). Nul en Bretagne, nul dans le sud-est de l’Hexagone. Colonies plus petites sur sol acidocline (limite du spectre écologique).
COMMUNAUTE(S):
Sous-bois herbacés médio-européens, basophiles, mésohygrophiles à mésohygroclines. Ficarion vernae Julve 1989
Economie
Prends aussi le nom d’Etrangle-loup: réputation toxique (notamment fruit et racine).
1-2 colonies (6 tiges environ) sur mamelon collinéen du Parc naturel régional de Millevaches (PNRM) présentant un boisement mésophile (comprenant, en relevé à la volée: Fraxinus, Tillia, Corylus avellana, Acer, Quercus, Sanicula europaea, Ficaria verna (cytotype d’ombre), Conopodium majus, Polygonatum multiflorum).
Climat atlantique. Monzogranite à Granodiorite. Sur silice, donc (pédon acidocline, en général)
La différence, pas extraordinairement rare pour le parc de Millevache, entre la pente et les besoins en humidité des plantes en présence, mais aussi parfois du côté du pH (c’est un peu le cas ici) m’interroge sur le fait qu’il y ait eu plus de murets que ceux que l’on voit encore. Que ces restes de murets que je suppute enterrés jouent un rôle sur la retenue d’eau et de matière organique.
