Elle ne s’est pas laissée prendre si facilement. Photos de nuit. Sentiment d’être tout de même un tout petit peu trop près d’un quartier où la photographie est sévèrement contrôlée. Ce n’est pas franchement un corps de métier où il y a de l’instabilité. Quartier des cadors. Roulent en voitures. Vitres fumées. Ouvertes une fois. Une fois, chacun ici a vu le visage de l’un ou de l’autre. Depuis tout ce temps. Hélicos qui volent autour de la tour. La tour où se produisent des échanges. Inspecteur. Voiture. Hélico. Rien. Toujours des hélicos. D’où était venue cette balle perdue? Où ont-ils appris à tirer? Qui leur a appris?
Aucune raison valable (sauf éreintement des riverains avec des vols coûteux) d’autoriser des drogues dangereuses pour la santé (alcool et tabac) et d’interdire des drogues peu dangereuses pour la santé (haschich). L’interdiction a pour seul effet de maintenir une économie souterraine. Et la droite y semble accrochée comme une patelle à un rocher. On va finir par avoir des soupçons.
Que des personnes travaillent dans l’herboristerie, c’est très bien. Que leurs structures entrepreneuriales soient très hiérarchisées, cela ne me regarde pas. Que de l’argent n’atteigne pas les écoles et les hôpitaux, cela peut me questionner. Que je doive faire attention quand je prends des photos, ce n’est ni le seul ni le premier lieu au monde. Par contre les hélicoptères c’est trop.
Retards
Cette sétaire je la croise depuis plusieurs années. Je ne me rappelle pas très bien, mais en 2022 ou 2023. Oui. Certainement. Cette sétaire était donnée comme surtout localisée en Corse en 2014. Elle semble avoir suivi le chemin thermique habituel (->Provence -> façade atlantique -> grandes villes). Paris est très chaud. Pas tant de surprise. Probablement à considérer comme une éventuelle indicatrice de réchauffement climatique. Comme je commençais à en avoir le sentiment, il s’agit d’une vivace. Comme indiqué je n’ai pas pris toutes les photos nécessaires.
Eléments de description de Setaria parviflora
Le limbe de la feuille du bas est étroit (moins de 5 mm de large). Les limbes sont plats. Il y a de nombreuses innovations stériles. Cette sétaire ressemble comme une seule goutte d’eau à la Setaria pumila. Cette dernière, une annuelle, étant censée se trouver +- partout sur le territoire (jusqu’à 1200 m d’altitude). Setaria pumila a des feuilles un peu plus larges en moyenne que Setaria parviflora. Les soies de Setaria pumila peuvent être rousses à leurs extrémités. En principe rousses, au moins à leurs extrémités. Si soies blanches, penser à Setaria parviflora.
Setaria pumila et Setaria parviflora se distinguent des autres sétaires car la lemme fertile est ridée transversalement:

Setaria parviflora présente une inflorescence un peu moins large que Setaria pumila (4,5 mm de large sans les soies contre 5 mm à 1 cm environ de large):

Setaria parviflora présente des épillets plus courts, longs de 2 à 2,5 mm, contre 2,5 à 3 mm chez Setaria pumila:

La floraison de cette sétaire est très tardive. Souvenir de l’avoir vu fleurir par temps doux pourtant. Nous sommes le 27 décembre lors de la photo (fin de floraison indiquée pour la Corse en 2014 dans Flora Gallica).
Origine, poistion taxonomique:
Setaria parviflora nous provient d’Amérique du nord.
Les sétaires sont proches morphologiquement du genre Cenchrus (pour les espèces présentes dans l’Hexagone, en tous cas: plus raides, on est plus sur des arêtes que sur des soies). Peut également éventuellement être confondu avec Polypogon.
Poales>Poaceae>Groupe à pseudo-épi/ comprenant généralement des innovations stériles> Setaria verticillata
Statuts
Les statuts actualisés et consolidés sont disponibles via l’INPN. Les sites en dépendant ont subis une attaque informatique. Cette sétaire est en expansion. Il semble que plusieurs travaux indiquent que le changement climatique constitue pour elle un facteur favorable aux dépens des autres espèces. Plante sous surveillance en méditerranée.
Ecologie:
Dans l’ensemble, les graminées provoqueraient des pollinoses. Les poaceae forment un groupe qui semble particulièrement complexe en raison de la taille de ce groupe pour les allergologues. Setaria parviflora : pollen allergisant?
HABITAT:
Plante psammophile et thermophile de friches eutrophes.
La communauté indiquée est celle d’une friche vivace assez courante en ville:
friches vivaces mésohydriques, médio-européennes. Dauco carotae subsp. carotae – Melilotion albi Görs 1966
Je n’ai malheureusement pas produit un décompte. Elles se trouvent tout le long de ce mur. Sol avec légère pente. Sable de construction en principe sous-jacent. Ce mur est éventuellement rattachable à la friche vivace (très) anthropique et nitrophile de l’Artemisietea vulgaris (non loin: Malva sylvestris et cirsium. friche plus riche en espèces en face, mais non pris le temps + grillages mais Cirsium, Daucus carota). Ce rattachement pour la belle saison. Pour la période où a été prise la photo: Setaria parviflorae (monospécifique). Située à Bagnolet. Proche échangeur.
Alt text: carte avec un point indiquant où la photo a été prise. Proche de Gallieni
