Ce joli trèfle est distinct par son inflorescence accrescente, se terminant de manière presque cylindrique (ovoïde au départ). Ses fleurs sont d’un rouge soutenu, en tous cas à la fin (voir un peu plus bas).
Pour les populations les plus spontanées (en cas de doute): noter que les axes ont des poils appliqués, que le calice est pileux et possède une gorge ouverte. Les folioles sont larges. La stipule sur l’axe floral ne se termine pas en pointe nette.


Origine, taxonomie:
D’origine méditerranéenne.
La variété éponyme, cultivée, est domestiquée (beaucoup plus en tous cas) et présente des fleurs rouges dès le départ.
Trifolium incarnatum var. molinieri présente des fleurs blanches qui rosissent ou rougissent à la fin.
Fabales>Fabaceae>Trifolium incarnatum var. molinieri
Ecologie
STATUT(S) DE PROTECTIONS:
Le trèfle de molineri est considéré vulnérable en bourgogne (avec un code critère D2) où il est aussi considéré comme indigène régional (ainsi qu’en Centre-Val de Loire)
AUTO-ECOLOGIE
Pelouses et friches (thérophytiques). Proviendrait de pelouses thérophytiques sur silice.
COMMUNAUTE(S):
Selon ce que je consulte de P. Julve:
Trifolium incarnatum var. molinieri: annuelles des tonsures basophiles, européennes. Stipello capensis – Brachypodietea distachyi (Braun-Blanquet 1947) Brullo 1985
Trifolium incarnatum var. incarnatum: annuelles commensales des cultures sarclées acidophiles, mésohydriques, des sols sableux. Digitario sanguinalis – Setarion viridis Sissingh in Westhoff, Dijk, Passchier & Sissingh 1946 em. Hüppe & Hofmeister 1990
Economie
Bonne fourragère.
Photos: Une prairie à La Faye, Felletin. Parc naturel de Millevaches (PNRM)
