Symphytum officinale se distingue par sa grande taille, sa tige ailée (feuilles décurrentes), par son calice profondément découpé (au moins jusqu’à la moitié de sa longueur).

La couleur des fleurs est soit violacée, blanchâtre (blanc-jaunâtre). Et sans nuance de bleu.
Si nuance de bleu, il s’agit d’un hybride, le plus probablement: S. x uplandicum (hybride de la grande consoude et d’une ancienne fourragère, S. asperum). La blancheur des pétales ne suffit pas à déterminer Symphytum orientale: s’intéresser au calice, à la tige.

Origine, taxonomie:
Européenne et du Centre ouest de l’Asie.
La sous-espèce éponyme s’oppose à la sous-espèce uliginosum d’Europe centrale: fluviatile, à fleurs violettes (plus petites) et aux ailes moins longues. Elle s’oppose également à sa très proche « jumelle » de République tchèque, un peu moins forte, la sous-espèce bohemicum, aux fleurs d’un blanc parfait.
Cette dernière sous-espèce n’est pas réputée avoir atteint (diploïde du reste) l’Hexagone.
Sous réserve qu’il ne s’agisse d’une implantation de la consoude de bohème (photographies par forte luminosité, et pas assez certain de mes réglages), il s’agit de la sous-espèce éponyme:
Boraginales>Boraginaceae>Symphytum officinale subsp. officinale
Ecologie:
STATUT DE PROTECTION:
Espèce déterminante des zones humides (Arrêté de 2008)
AUTO-ECOLOGIE:
Milieux humides: mégaphorbiaies, prairies humides, etc.
COMMUNAUTE(S):
Mégaphorbiaies eutrophisées, planitiaires, médio-européennes plutôt occidentales. Convolvulion sepium Tüxen 1947
Association de l’arrhenatheraie à symphytum officinale de la sous alliance de l’Arrhenatherenion elatioris primaire
Economie
Cette plante est longtemps restée vulnéraire.
Au jardin, le purin de consoude est parfois utilisé comme fertilisant pour amélioration de la floraison et de la fructification ainsi que pour une meilleure protection de la plante.
Plusieurs consoudes, y compris du complexe officinale, semblent avoir été utilisée comme fourrage dans l’Est de l’Europe.
Ancienne alimentaire, actuellement rejetée, en raison de la présence de toxines alcaloïdes.
Photographies: Pont Roby, Felletin, bords de Creuse. Parc naturel régional de Millevaches (PNRM)
