Euphorbia helioscopia est une euphorbe à bractéoles non connées (non soudées par la base). Elle présente des inflorescences à glandes ovales, sans appendices (elles ne sont pas en croissant par exemple)


Cette euphorbe présente des feuilles et des bractées à peu près semblables: obovales. Les feuilles du haut de la tige sont longuement atténuées en coin. Ces feuilles non visibles sur les photos présentées car prises dans la végétation, très abimées ou disparues.
Les feuilles de cette euphorbe sont nettement denticulées, presque des dents.
Enfin, la capsule est entièrement lisse, sans tubercules. Et ne présente en outre aucune aile, ni ligne saillante sur les coques. Elle peut cependant être un peu réticulée.

Présente fréquemment une inflorescence de 3 à 5 rayons se subdivisant en 3 puis 2 rayons.
Fait partie des thérophytes avec une morphologie donnée en Leeuwenberg. Peut-être plutôt contestable dans la mesure où la ramification est le fait d’une ombelle d’ombelles (et concerne donc plutôt l’architecture de l’inflorescence que des parties végétatives).
Origine et position taxonomique:
Plante d’origine eurasiatique, africaine à chorologie très large
Malpighiales>Euphorbiaceae>Euphorbieae> Euphorbia helioscopia
Ecologie
Plante de friches et de cultures (jardins et maraîchages).
(Annuelles commensales des cultures sarclées basophiles, mésothermes. Fumario officinalis – Euphorbion helioscopiae Müller ex Görs 1966)
Friches du Sisymbrietea: Coronopodo procumbentis-Centaureetum calcitrapae Quantin 1947
Noter que les friches du sisymbrietea semblent très proches des communautés des espaces sarclés.
Egalement, donc: Communautés sarclées, eutrophes du Veronico agrestis-Euphorbion peplus
Economie
L’autre nom de cette euphorbe, herbe aux verrues (nom également partagée par la grande éclaire), révèle une utilisation similaire … sans doute comme succédané de la chélidoine. Pour la réduction des verrues, donc.
Cette euphorbe ne semblait pas distinguée de l’euphorbe des jardins. Laquelle aurait donc eue également ce type d’utilisation. Le « lait » des euphorbes est extrêmement caustique et ne doit en aucun cas rentrer en contact avec une muqueuse et encore moins avec l’œil.